CCDC · Paola Comis

La Compagnie Coupes de colère a été créée en 1999 par deux directeurs artistiques : Paola Comis, et Theo Hakola auteur, compositeur interprète américain. 

Le théâtre est une recherche de vérité, une exploration patiente et toujours recommencée de tout ce qui a trait à l’humain.

La Compagnie a un lien étroit avec réel ; que ce soit en allant recueillir des témoignages ou en travaillant avec des amateur.e.s, des détenu.e.s, des personnes porteuses de handicap, des lycéen.ne.s en option théâtre, des collégien.ne.s, dans les hôpitaux ou encore avec des apprenti.e.s, comédien.nne.s ; elle avance dans le respect de chacun. Les créations sont le fruit d’enquête, elles se nourrissent de témoignages et de textes d’auteur.e.s.

À partir de 2005, Paola Comis  développe avec la compagnie une écriture dite de plateau c’est-à-dire que les spectacles s’écrivent pendant les répétitions, au contact des interprètes et grâce à des improvisations. Des textes qui mêlent documentaire et fiction, qui s’inventent et se tissent au fur et à mesure. Une écriture qui relève du collage, qu’on pourrait qualifier d’hétérogène.

Elle a à cœur d’illustrer une vision de l’humain, de son corps et de son identité à travers le morcellement et la fragmentation. Une vie n’est pas linéaire, mais une juxtaposition d’évènements, elle est faite d’étapes, de strates, de deuils et de renaissances. La narration des spectacles de la compagnie reflète cette vision du fragment. Questionner, sonder, écouter, regarder l’humain dans toute sa complexité. Sous tendue par la volonté de créer un dialogue sensible entre le très intime et le collectif, ou comment l’intime peut-il devenir universel ?

À partir de 2005 et jusqu’en 2018, Sandrine Lanno rejoint Paola Comis et forme avec elle un binôme. Une collaboration qui les mène, à travers cinq spectacles, à explorer la question de l’identité et à s’interroger sur d’autres formes de narration.

Depuis 2018, Paola Comis  poursuit sa recherche sur l’identité, toujours portée par le désir de collaborer avec un.e artiste, qui s’invente en fonction des projets. 

Sa pratique du métier n’est pas envisageable sans ce va-et-vient entre créations professionnelles et créations amateur.e.s qui se nourrissent et s’enrichissent l’une de l’autre ; avec une exigence et une recherche identiques.