Ellen Foster de Kaye Gibbons

Quand j’ai lu pour la première fois ce roman de Kaye Gibbons, j’ai été touchée par les perceptions de cette jeune fille qui examine, non sans humour, les règles du monde qui l’entoure et qui cherche à comprendre où elle va. J’aime la voix de cet enfant qui est en train de devenir adulte, cette Ellen Foster à la frontière fragile où tout se mélange et tout se décide. Cette fille de dix ans qui tente de trouver sa place sur cette terre.

Ce livre m’a également intéressé pour la façon dont il évoque ce qui se passe dans une tête, pour ce mélange chaotique de pensées qui s’agitent en nous dans une journée… Comment évoquer ce va-et-vient incessant que nous subissons chacun à notre manière ? D’où mon envie, en adoptant Ellen Foster au théâtre, de tenter de restituer un espace mental, d’essayer de rendre compte de cet amalgame d’espoir, de peur, de blessures, d’attente, de faiblesses, d’échecs, de manques et de rêves que nous sommes ? Comment entrechoquer le verbe, le corps et la musique pour trouver une équivalence aux mouvements de l’âme ?

Ellen Foster, ou les multiples fragments évocateurs d’une mémoire personnelle et, je l’espère, d’une mémoire universelle.

La pièce a également existé dans une forme nomade que nous avons joué une trentaine de fois dans le département de la Creuse dans toutes sortes de lieux qui ne sont pas des théâtres.


Mise en scène de Paola Comis et Theo Hakola

Adaptation : Paola Comis Traduction : Theo Hakola
Avec : Paola Comis
Musique : Theo Hakola et Bénédicte Villain-Brûlé
Lumières : Nathalie Gallard


Création : Festival FRICTIONS 2002, Théâtre Dijon Bourgogne
Reprise : Th. de L’ECHANGEUR , Paris – avril / mai 2005, Th. De la Renaissance, Lyon – mai 2005


Avec le soutien de théâtre ouvert, du théâtre Paris Villette, du Théâtre du Lierre et du Théâtre de la Renaissance.
Remerciement à Guy Walter